Comprendre la santé mentale

 

Comportement à haut risque

 

Troubles alimentaires

Troubles alimentaires : Une introduction pour les professionnels en milieu scolaire

L’incidence des troubles alimentaires, spécialement l’anorexie et la boulimie, est en hausse un nombre croissant de personnes, surtout des adolescentes et des jeunes femmes souffrent de cette maladie.

Les professionnels en milieu scolaire ont un rôle clé dans l’identification de ceux qui sont aux prises avec ces problèmes, étant donné que le dépistage précoce est souvent associé à de meilleurs résultats.

Une diète draconienne, une alimentation chaotique et les stratégies de purge qui sont liés aux troubles alimentaires affectent plusieurs aspects de la vie d’une personne incluant sa santé physique, son expérience scolaire et ses relations avec la famille et les amis.

Comme les troubles alimentaires apparaissent souvent à l’adolescence et au début de l’âge adulte, la maladie affecte le domaine du développement de l’identité et de l’autonomie qui à son tour va influencer de façon significative le développement futur. Les personnes chez qui la maladie s’installe au plus long cours, deviennent de plus en plus fragiles et isolées.

Les familles sont aussi négativement affectées par ces maladies; les relations familiales deviennent plus tendues et il y a souvent une augmentation des tensions dans la famille et des sentiments d’impuissance et de désarroi sont plus présents.

Notre société valorise la performance, la compétition, la forme du corps et la jeunesse. Les troubles alimentaires tendent à refléter la poursuite de ces idéaux aux frais de la santé de la personne, de son accomplissement et de sa satisfaction.

 

Types de troubles alimentaires

  1. L’Anorexie se caractérise par des comportements extrêmes de restrictions alimentaires, de l’exercice compulsif, une peur intense de prendre du poids, une distorsion de l’image corporelle et une incapacité à maintenir un poids corporel normal.

  2. La boulimie se caractérise par des épisodes récurrents de surconsommation d’aliments suivis de purges. Une personne aux prises avec la boulimie a tendance à être préoccupée par les formes corporelles et le poids, tend à restreindre l’apport alimentaire ce qui conduit à une surconsommation causant un sentiment de culpabilité qui lui conduira à des comportements de purge (tels se faire vomir, utiliser des laxatifs ou des diurétiques) ou à l’exercice compulsif.

  3. L’hyperphagie ou la compulsion alimentaire se caractérise par des épisodes de prises alimentaires excessives, utilisant la nourriture pour éviter des états émotifs et conduisant souvent à l’obésité.

 

Qui est à risque de développer un trouble alimentaire?

La cause des troubles alimentaires est considérée comme étant multidimensionnelle: une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux contribue à son développement. Certains des principaux de risques qui prédisposent une personne à développer un trouble alimentaire incluent :

  1. Être de sexe féminin

  2. Avoir une personnalité de type perfectionniste, rigide et d’évitement

  3. Régime alimentaire excessif

  4. Histoire d’obésité familiale, de troubles alimentaires, d’abus de substance ou de dépression

  5. Expériences d’abus physiques ou sexuels

  6. Expériences d’intimidation ou de harcèlement

  7. Sports compétitifs dans lesquels la forme et la taille du corps sont des facteurs considérés

 

Lignes directrices pour les professionnels du milieu scolaire

  1. Connaitre les signaux d’alarme des troubles alimentaires (T.A.).

  2. Être compatissant mais direct : Dire directement à l’élève que vous vous inquiétez pour lui ou elle. Présenter les diverses raisons de l’inquiétude en mettant l’accent sur la santé, la tristesse apparente, les conflits à l’école, la faible performance scolaire et les signes évidents de troubles alimentaires: i.e. perte de poids, consommation excessive, purge et exercice compulsif.

  3. Être patient : Il est important de comprendre que quand vous abordez quelqu’un ayant un T.A., cette personne n’accueillera pas nécessairement votre manifestation d’inquiétude et pourrait même réagir avec colère, hostilité ou déni. Il faut s’attendre à ce que l’élève nécessite du temps avant d’accepter vos inquiétudes et suivre vos conseils.

  4. Laisser savoir à l’élève que vous êtes soucieux et désireux de parler des comportements alimentaires lorsqu’il (elle) sera prêt(e).

  5. Éviter de commenter sur son apparence ou sur son poids. Ne pas s’attarder ou s’engager dans des discussions reliées à la nourriture.

  6. Examiner honnêtement sa propre attitude vis-à-vis l’image corporelle, la grosseur et le poids, pour ne pas transmettre de préjugés sur la question et ne pas exacerber le désir de l’élève d’être mince.

  7. Connaître ses limites et éviter de s’impliquer plus que nécessaire pour aider un élève ayant un T.A.

  8. Encourager l’élève à chercher de l’aide professionnelle.

 

Pour une liste plus complète des signaux d’alarme et des « Faire » et « Ne pas faire », référer aux sites suivants :

 

Prepared by: Dorita Shemie, MSW, social worker, Eating Disorders Program, Douglas Mental Health Institute

 

 

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